top of page

Là où va le vent

Dernière mise à jour : 16 oct. 2024

Je me laisse guider tel un oiseau piquant le ciel de ses plumes. Bientôt ce monde fera place à une nouvelle génération et les oubliés seront de notre époque. Ardu au travail, mordu par le confort tant et tant travaillé parce que nous en avons manqué étant enfant.


Là où va le vent, une histoire glaçante de rues enneigées et de guirlandes accrochées. Célébrer le retour à l'éternité, comme dans un livre être replié, telle une vieille chaussette qu'on aurait oublié au fond du tambour.


Un marocain qui perd pied entre huit sœurs, qui s'habille avec des vêtements de fille, qui n'a jamais reçu une glace devant son camarade, seul enfant de la famille. Des besoins non-dits, non-entendus. Un frigo bien souvent vide. Rien pour déjeuner, rien pour le souper. Une mère divorcée qui rentre tard et qui ne voit même pas son enfant, ni ne va l'embrasser au pied de son lit alors qu'elle tente éperdument de trouver le sommeil dans cette maison de l'horreur.



la maison de l'horreur tel la culpabilité de son moi profond qui crie au pardon
une horreur joyeuse

Elle se rend compte que la maison de l'horreur, c'est quand son moi profond lui parle, tente de communiquer avec elle. Elle est perdue entre ambitions et facilités. Elle se dit que la vie ne se vit qu'une fois alors c'est pas grave si elle allume cette énième cigarette.


Elle a des amis, beaucoup d'amis. Des connaissances, un tas de connaissances. Cependant, c'est la solitude qui l'apaise le plus. A plusieurs reprises, elle a tenté de se reconstruire une vie sociale après cet enfermement de trois ans. Elle avait bien changé avec cette médication. Autant physiquement que mentalement. Elle se dit parfois que cela ressort de l'effet du miracle. Alors elle se contente de contempler cette vue changeante de saison en saison, café et clope à la main de beau matin.


La vie sociale n'a plus de raison d'être pour elle. Elle s'est suffisamment fait avoir par des fausses promesses qu'elle claque définitivement la porte. Elle pense pouvoir s'en sortir avec les fantômes, eux qui ont tellement pris soin d'elle. Le paradis, elle en rêve tout les jours. Parfois, il lui passe des idées de suicide presque immanquable que personne ne pourrait la sauver. Pourtant, elle s'est fait la promesse que rien ne la pousserait encore à l'acte. Alors chaque jour, elle se sèvre un peu plus des lames de rasoir passé sur les veines du poignet.


Elle se rattache au materiel. Un simple gadget la rend folle de joie. Elle en profite pendant un bon moment mais se lasse vite parce que son petit cerveau cherche tellement toujours des nouveautés qu'elle ne s'attache jamais. Pourtant, elle sait que son ancrage devrait être travaillé d'avantage mais elle va plus aisément vers la maladie mentale que ce que pourraient croire les mouvements spiritualistes qui se réinventent en de toutes sortes.


Elle a étudié l'énergétique, cette science moderne, bien trop moderne pour ce monde pour qu'elle puisse s'y faire un nom. Les esprits la disent trop fragile, si douce qu'elle obtient la surprotection du ciel. Un surprotection qu'elle a longtemps refusé parce qu'elle voulait montrer au divin qu'elle pouvait y arriver sans lui. Comme une jeune fille tellement enthousiaste de savoir rouler en vélo qu'elle appelle ; "Papa ! Papa ! Regarde ce que je sais faire.


Cette gentille demoiselle se rend bien compte que personne ne vit sans le divin. Croyant ou non croyant. Le divin guide tout le monde et ne délaisse pas une seule poussière d'étoile.


La poussière d'étoile, elle en a tant rêver que bientôt son heure arrivera où elle vivra dans la dimension divine sous l'œil de la compassion du divin.


L'aura

 
 
 

Commentaires

Noté 0 étoile sur 5.
Pas encore de note

Les commentaires sur ce post ne sont plus acceptés. Contactez le propriétaire pour plus d'informations.

​Adila Allaoui - créatrice de T'Rain bow Wow ! Le train qui remet des couleurs à la vie

  • Facebook
  • YouTube
la science de l'esprit

déposer un témoignage

Merci pour votre bonté d'âme

since âout 2024​

bottom of page